Après le traditionnel dépôt de gerbes au monument aux Morts, place de la Libération, par Mme le Maire de Port de Bouc et M. le Député, le cortège s’est rendu sur le cours Landrivon.
«C’est à l’audace du peuple de France, à ce peuple que l’on appelait les sans culottes que je veux rendre hommage aujourd’hui. Car il en fallait de l’audace pour libérer de prison l’égalité, la liberté et la fraternité jusqu’alors confisqué dans les geôles de la Bastille. Il en fallait de l’audace pour inventer les bases d’une société qui mettent un terme à l’oppression, à l’arbitraire et à l’injustice. Il en fallait de l’audace pour créer les conditions d’une société capable d’évoluer démocratiquement, pour et dans le respect de l’intérêt général. Il en fallait de l’audace pour énoncer que la force est collective et que tous ensemble, dans la solidarité, nous pouvons vaincre des montagnes. C’est à mon sens le plus bel héritage qu’il nous faut prolonger aujourd’hui, comme l’on fait avant nous les résistants de la seconde guerre mondiale et le conseil national de la résistance, fidèles descendants de la Révolution française et de la déclaration universelle des droits de l’homme. L’histoire de la Révolution française elle-même, certains souvenirs nauséabonds du siècle dernier et les attaques actuelles contre les acquis sociaux, la démocratie et les valeurs humanistes de paix et de fraternité nous démontrent la fragilité des choses et nous appellent à la vigilance absolue pour défendre sans répit les avancées sociales et jeter des passerelles entre le progrès et le bonheur de toutes et de tous. »
« Aujourd’hui comme hier, nous devons refuser la soumission et prendre nos responsabilités de citoyens libres et émancipés pour faire vivre les valeurs de la République. C’est à cette condition que nous pourrons décider tous ensemble (…) C’est à cette condition que nous pourrons combattre les inégalités illustrés ici et aujourd’hui par le démantèlement des services publics, les attaques contre la santé pour tous, les délocalisations, le chômage, la carence de logement. C’est à cette condition que nous pourrons partager équitablement les progrès technologiques et scientifiques (…) »
Vivre, oui vivre et être acteurs de notre destin. Vive la France, Vive la République ».










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