Nous avons besoin d’une vraie politique de solidarité nationale pour nos populations les plus fragiles.
La campagne des Restos du Coeur, qui vient de démarrer en France s’annonce comme comme la plus difficile de son existence. Si il y a 20 ans, 100% des repas servis étaient destinés à des demandeurs d’emploi, il en est autrement aujourd’hui, où des retraites, des familles monoparentales sont désormais touchés par ce phénomène d’exclusion.
Dans la commune, au regard d’une situation critique, des associations caritatives réunies au sein du groupement « Actions Solidaires »oeuvrant au service de notre population, ont alerté depuis plusieurs mois les pouvoirs publics sur la forte baisse des programme d’aide alimentaire provenant de l’Union Européenne. Certaines permanences n’ont pu se tenir d’ailleurs, faute de stock.
Un appel au don et à la générosité des port de boucains avait permis de récolter quelques centaines kilos de denrées alimentaires pour permettre de poursuivre cette aide si précieuse pour les familles.
Dernièrement, le chef de l’Etat, a annoncé son plan de relance. Dans les dispositions évoquées figurent en toute petite place, une aide temporaire de 200 € pour certains titulaires de minimas sociaux. Mais est-ce suffisant pour répondre durablement et efficacement à la lutte contre l’exclusion, à la paupérisation de nos populations ?
Est-ce de ce modèle de solidarité (qui s’instaure et se banalise en France) dont nous avons besoin ?
Un modèle, où face aux défaillances, aux carences des pouvoirs publics, nous en appelons à la générosité de chacun pour que l’Autre puisse se nourrir. Aujourd’hui, plus qu’hier encore, les choix opérés dans nos systèmes orientent plus aisément l’argent public vers le « sauvetage » d’entreprises de spéculations financières alors que dans le même temps on annonce qu’il n’y a pas d’argent pour la solidarité, pour nos écoles, nos hôpitaux.
Les situations de crise sont là pour rappeler à tous que le rôle de l’Etat et de ses représentants est d’être au service de l’égalité, de l’intérêt général. Une société solidaire se construit au jour jour le jour pour favoriser le bien être du plus grand nombre.
Un journaliste britannique disait «La pauvreté paraît bizarre aux riches. Ils ont du mal à comprendre pourquoi ceux qui ont faim ne sonnent pas pour qu’on leur serve le déjeuner». C’était il y a deux siècles.
